Et non autrement Agrandir

Et non autrement

Marginalisation et résistance des langues de France (XVIe-XVIIe siècle)

0.00 CHF TTC

Peut-on être Français et parler une autre langue que le français ? Au XVIe siècle, la réponse est évidente : la vitalité, à l'oral, des langues de France (occitan, basque, breton, dialectes d'oïl, francoprovençal) fait partie de l'expérience quotidienne. C'est pourtant bien à ce moment-là que s’établit, dans l’espace culturel français, la hiérarchie qui prévaut encore de nos jours entre le français, langue haute comme le latin, et les langues locales, réputées basses. Cette répartition intervient moins sous l’effet de la fameuse ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) qui impose de rédiger en français « et non autrement » tous les actes administratifs que selon des critères sociaux. Dès le milieu du siècle précédent, les élites abandonnent peu à peu leur langue locale et épousent la cause d’une langue qui est à la fois celle du roi, du droit et de la culture dominante. La réflexion qui s’engage au XVIe siècle autour de la norme du français est menée par les théoriciens de la langue (grammairiens, auteurs d’arts poétiques) et elle se trouve relayée par des praticiens de la littérature (Rabelais et ses épigones). Globalement, la tendance qui s’impose est celle de la dévalorisation des parlers de France et du refus de la variation.

Cette marginalisation de la différence linguistique se heurte à la réalité de terrain pour l’Église de la Contre-Réforme qui développe des stratégies différentes selon les régions, engagée au Pays basque, mitigée, voire hostile, ailleurs. Finalement, ce sont les poètes qui choisissent d’écrire dans ces langues, comme l’occitan, qui en assurent la défense la plus efficace, posant cependant la question de l’autonomie de cette production littéraire par rapport aux schémas dominants français.


Donner votre avis

Et non autrement

Et non autrement

Peut-on être Français et parler une autre langue que le français ? Au XVIe siècle, la réponse est évidente : la vitalité, à l'oral, des langues de France (occitan, basque, breton, dialectes d'oïl, francoprovençal) fait partie de l'expérience quotidienne..

Donner votre avis

Introduction
PREMIÈRE PARTIE : MARGINALISATIONS ET HIÉRARCHIES
Chapitre premier : L'Etat, l'élite et le français
L'apparition précoce du français dans le Midi
Les centres directeurs
Etude d'un cas exemplaire : Bordeaux (1461-1514)
L’Etat royal et la question linguistique
Les notaires face à l’ordonnance de Villers-Cotterêts
Les commentateurs de l’ordonnance
Ordre et clarté
Une pratique cohérente
L’union du Béarn à la France et au français (1620)
Les « tierces langues »
Chapitre II : Le français, la norme et l’altérité
Les arts poétiques
Le rejet fondateur : Fabri 1521
Le rejet implicite (1525-1554)
La parenthèse libérale : Peletier, Ronsard (1555-1565)
Le rejet définitif (Deimier, Laudun)
Les théoriciens de la langue
La position de la question : Tory 1529
La variation acceptée : Sylvius 1531, Bovelles 1533, Périon 1555
La mise à l’écart : Meigret 1550, Robert Estienne 1557, Ramus 1572
Une variable d’ajustement : Peletier, Henri Estienne
La prose et les langues de France : Rabelais et ses épigones

Lumières et ombres des langues chez Rabelais

Une leçon bien entendue ? Des Périers, Du Fail, Bouchet

Les jeux de Tabourot 

Marges et hiérarchies

DEUXIÈME PARTIE : AFFIRMATIONS ET RÉSISTANCES

Chapitre III : L’Eglise, le peuple et les langues

La Réforme catholique et l’usage de l’occitan

Les missions

Les catéchismes

La prédication

L’imprimé religieux catholique en langue basque au nord des Pyrénées

Aux origines : Bernard Dechepare (1545)

Essor de la production au XVIIe siècle

Auteurs, promoteurs et lecteurs

Images de la langue

Chapitre IV : L’amour, le jeu et l’occitan

Le sonnet

Des proportions très variables

Une conformité prédominante (Tronc, Larade) ou totale (Ruffi)

Le détournement majoritaire (Bellaud, Paul, Gaillard)

Un cas d’égalité : André Du Pré . 220Le refus du sonnet (Garros, Brueys, Godolin)

Un non-conformisme dominant

Les pièces longues de forme fixe

Elégies, odes et cartels

Les stances

L’épître

La chanson
Le genre revivifié, retourné ou recréé : églogue,épithalame et sirventés

Les poèmes longs de forme libre

Illustration et autonomie

Conclusion

Bibliographie

Index

 

Titre Et non autrement
Sous-titre Marginalisation et résistance des langues de France (XVIe-XVIIe siècle)
Édition Première édition
Auteur Jean-François COUROUAU
ISSN 1422-5581
Numéro 108
Langue Français
Éditeur Librairie Droz
Date de première publication du titre 01/10/2012
 
Support Livre broché
ISBN-13 978-2-600-01602-5
GTIN13 (EAN13) 9782600016025
Référence 20-108
Date de publication du format 01/10/2012
Nb de pages 296
Poids 600 gr
 
Support Livre broché + PDF
ISBN-13 978-2-600-21602-9
GTIN13 (EAN13) 9782600216029
Référence 20-108-lot
Date de publication du format 01/10/2012
Nb de pages 296
Poids 600 gr
 
Support PDF
ISBN-13 978-2-600-11602-2
GTIN13 (EAN13) 9782600116022
Référence 20-108-pdf
Date de publication du format 01/10/2012
Nb de pages 296
©2013-2017 Librairie Droz